Mark Zuckerberg veut renforcer la protection de la vie privée sur Internet

Il y a deux semaines, Facebook s’est (une fois de plus) retrouvé impliqué dans une affaire sordide. Une vidéo macabre de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande avait en effet été partagée en live sur le réseau social. Et comme le site n’a pas réussi à supprimer le clip à temps, ce dernier est rapidement devenu viral sur Internet, ainsi que sur toutes les autres plateformes de partage et sociales, notamment YouTube et Twitter.

Critiqué de toute part, Facebook veut à tout prix se racheter. C’est ainsi que son patron, Mark Zuckerberg, a publié une lettre ouverte où il invite les gouvernements et organismes à renforcer la régulation de l’Internet pour la protection de la vie privée.

Mark Zuckerberg suggère des améliorations

Dans sa lettre ouverte, Mark Zuckerberg a suggéré quatre domaines en particulier dont il faut impérativement renforcer la régulation : il s’agit des contenus violents et haineux, de la protection des élections, de la défense de la vie privée ainsi que de la portabilité des données. Le milliardaire insiste tout particulièrement sur la protection de la vie privée et le contrôle des contenus qu’il qualifie de « préjudiciables ». Ensuite pour préserver l’intégrité électorale, Zuckerberg suggère que Facebook oblige les annonceurs à décliner leur identité avant de pouvoir acheter des publicités politiques sur sa plateforme.

Des organismes tiers pour réguler les contenus haineux

Mark Zuckerberg veut renforcer la protection de la vie privée sur Internet

« Il est impossible de supprimer tous les contenus nocifs de l’Internet », a déclaré Mark Zuckerberg, justifiant le fait que les modérateurs de Facebook n’ont pas pu supprimer la vidéo de Christchurch à temps. « Nous avons besoin d’une approche plus normalisée », avait-il affirmé en suggérant notamment la mise en place d’« organismes tiers, dont le rôle serait de fixer des lignes de base de ce qui devrait être interdit. » Ces organismes indépendants seraient alors en droit d’exiger que les plateformes comme Facebook mettent en place un système spécial pour lutter contre la publication de contenus haineux et violents.

Pourquoi cet appel à une meilleure régulation du web ?

Ce n’est pas la première fois que Facebook est lié à un scandale, mais l’attentat de Christchurch est en quelque sorte la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La non-réactivité de ses modérateurs a en effet permis à la vidéo du massacre de devenir viral sur les autres réseaux sociaux et partout sur le Net.

Ainsi pour certains internautes, la « bonne foi » de Mark Zuckerberg ne serait pas vraiment sincère. Elle cacherait une volonté d’apaiser l’opinion générale sur la participation involontaire de son réseau social dans l’affaire de Christchurch. D’autres vont encore plus loin en avançant que les propositions de Zuckerberg ne seraient qu’un moyen détourné de se procurer les données privées des utilisateurs de Facebook de manière plus simple et légale.

D’autres internautes, par contre, ils adhèrent complètement aux propositions du patron de Facebook : « je pense que l’intention de Zuckerberg est de résoudre le véritable problème (celui concernant la vie privée). Facebook a un mauvais bilan en matière de vie privée et prend activement des mesures pour y remédier », avait déclaré un internaute à ce sujet.

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